Biographie
Eros Necropsique est né d’une rencontre
entre Olivier et Gilles fin 1993 / début 1994 à Reims. Au
départ, le groupe ne souhaite pas étendre le cercle de ses
auditeurs au-delà des quelques amis qui fréquentent l’appartement
d’Olivier dans lequel ils jouent, et les deux compagnons envisagent
de ne faire ni concert, ni démo. Durant plus d’un an, les
compositions s’enchaînent sans franchir les murs de l’appartement
(en dehors d’une cave d’amis où ils se plaisent à
jouer de temps en temps de manière toujours improvisée).
Dès le départ, les marques sont posées : une
musique sombre soutient la déclamation de textes en français.
Au bout de deux mois, une dizaine de titres (dont « Le commencement
d’une fin », « Schizophrénie »,
« Le nécrophile », « le Delirium
de l’être seul ») étoffent régulièrement
leurs soirées.
Michel « Chuck », un ami du groupe qui organise
des concerts dans la ville de Reims, leur propose de jouer live. Le groupe
refuse. Jusqu’au jour où ledit Michel met sur pied le « Décrescendo »
en avril 1995. Le concept du festival est indiqué par son titre :
faire se succéder des groupes du plus violent au plus calme. La
tête d’affiche étant Elend, un groupe que le duo apprécie
fortement, Eros Necropsique accepte de jouer, sans toutefois être
convaincu qu’il « passera » auprès
du public métal (dans la succession sur scène, ils jouent
après Misanthrope, et même s’ils ouvrent pour Elend,
ils sont le premier groupe, inconnu de tous de surcroît, à
apparaître sans guitare ni batterie, juste un duo qui égraine
ses complaintes sur fond musical minimaliste). Le concert se déroule
très bien et le groupe quitte la scène étonné
que d’autres qu’eux-mêmes ou leurs connaissances apprécient
ce qu’ils font. Avec les moyens du bord (une petite table de mixage
et un simple poste enregistreur) et sur la proposition d’un ami,
ils enregistrent leur première démo (Eros Necropsique) dans
la cave où ils ont pris l’habitude d’aller jouer.
En 1996, les deux compères se séparent. Olivier rencontre
alors Cof qui intègre la formation. Ils enregistrent la seconde
démo du groupe (Communion). Ensuite, le hasard se mêle au
parcours. Lors d’un concert organisé par Michel « Chuck »,
le groupe, qui vend ses démos (mais ne joue pas), croise le chemin
de Christian Bivel, producteur et responsable du label Adipocere, dont
un ami qui l’accompagne achète une démo. Peu de temps
après, Eros Necropsique signe pour un premier album. C’est
la naissance de Charnelle Transcendance, durant l’enregistrement
duquel le groupe croise Sébastien Roland, qui devient leur compagnon
de son. Puis viennent Pathos (enregistré en 1997) et Crises de
Lucidité (enregistré en 1998) dont la sortie connaît
un retard de plusieurs années en raison d’un problème
entre le Label et le groupe.
Pendant ce laps de temps, Jeanne, chanteuse du feu groupe Tragos Adeïn,
rejoint la formation et pose sa voix sur l’ensemble des titres de
Crises de Lucidité. Septembre 2003, l’album sort enfin. De
nouvelles propositions de concerts se présentent que le groupe
décline toutes. Cof, engagé depuis un certain temps dans
des obligations professionnelles et familiales, et isolé géographiquement,
s’interroge sur son départ de la formation. Finalement, il
décide de jouer le 18 Février 2004 pour le festival de l’Erèbe,
à Paris, qu’il perçoit comme sa dernière intervention
au sein d’Eros Necropsique. Après plus de cinq années
d’absence, le groupe va donc remettre les pieds sur scène
le 18 février 2004 pour une prestation qui, à moins d’une
illumination très hypothétique de la part de Cof, risque
fort d’être la dernière du noyau principal Olivier
/ Cof à laquelle le public pourra assister. A suivre… |